
Oh les mains pour Flavie : la chaîne humaine bien soudée
Les maillons de la chaîne humaine qui s'est mise en place autour de Flavie, lésée cérébrale de 28 mois, se sont retrouvés samedi soir. Solidarité pouvant être synonyme de fête.
Les mains se sont serrées, avant de saisir couteaux et fourchettes pour partager un bon repas et de se nouer à nouveau pour faire la fête... Ces mains qui constituent les maillons d'une chaîne humaine constituée autour de la petite Flavie (voir notre édition du jeudi 5 mars) se sont retrouvées pour la première fois samedi soir, dans une soirée joliment baptisée Oh les mains.
Ces quatre-vingts voisins, collègues, amis... se relaient chaque jour dans une maison du Plessis-Grohan, pour permettre aux parents de cette belle enfant de 28 mois de la garder à la maison. Flavie est lésée cérébrale. Son cerveau, normal à l'instant de la naissance, a été abîmé par une attaque extérieure postnatale, un manque d'oxygénation pour son cas. Les médecins, après l'avoir gardée à l'hôpital plusieurs mois, avaient conseillé à Gilles Doye et Pascale Blin, tous deux enseignants à Evreux, de la placer dans un centre et de penser à faire un autre enfant.
Le bricoleur, l'étudiant et la cuisinière...
« Ce jour-là, nous avons décidé
de sauver Flavie, » expliquait son père. Ceux qui le suivent
dans ce combat sont de plus en plus nombreux. Il y a parmi eux une famille
entière, mobilisée par le fils aîné, Pierre, 20
ans, ancien élève de Gilles Doye au lycée Saint-François.
« J'ai fait du water-polo avec Gilles. Je connais Flavie depuis
qu'elle est née, » explique-t-il. En IUT de technique
de commercialisation à Sceaux (92), il a également entraîné
trois étudiantes dans une recherche de sponsors, dans le cadre de ses
études. Ce sapeur-pompier volontaire d'Evreux file aussi au supermarché
pour approvisionner des couches, rédige sur son ordinateur les explications
à donner à propos du processus adopté, dessins à
la clé...
Sa maman, Lucette, 56 ans, vient tous les vendredis et prépare compotes
et purées de légumes. Le père, Michel, kinésithérapeute,
a apporté son savoir. Quant au second fils, Vincent, il donne un coup
de main le week-end, surtout le dimanche, où il y a moins de monde.
« C'est pour aider Flavie à progresser »
expliquent-ils tout simplement.
Pascal, 49 ans, de Serquigny, est le bricoleur. « Nous sommes
des amis de longue date de ses grands parents, rencontrés en vacances
au camping de Courseulles. Comme je suis menuisier, j'ai construit un plan
incliné, le toboggan qui permet à Flavie de grimper... Je viens
d'ailleurs de le rallonger cet après midi. »
Des voisins qui ne connaissaient pas particulièrement le couple étaient
aussi là samedi soir. « Nous donnons deux heures et demie
par semaine à Flavie, pour participer au programme. »
indiquent Claude et Claire. Un magnifique élan de solidarité.
M. Gd.
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Bientôt un match de basket Toutes ces mains sont regroupées
au sein d'une association, Action renaître, créée
à Evreux en septembre. Son objectif est de trouver des
fonds pour permettre aux parents de Flavie de suivre une formation
à Philadelphie, sur la méthode Doman, promulguée
en France par le footballeur Jean-Pierre Papin, dont la fille
souffre des mêmes symptômes que Flavie. Dons à adresser à
Action Renaître, |
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